jeudi 15 décembre 2011

QUATRIÈME DIMANCHE DE L'AVENT

Le signe de l'amour infini de Dieu pour l'humanité :

L'HEURE DE LA RÉALISATION DE LA PROMESSE ET DE L'ACCUEIL

« Le Seigneur te fait savoir qu'il te fera lui-même une maison... » (Sam. 7, 16)
« Le mystère (...) était resté dans le silence depuis longtemps, mais aujourd'hui il a été manifesté» (Rm 16, 26)
« Voici que tu vas concevoir et enfanter un Fils (...) Voici la servante du Seigneur. » (Lc 1, 32. 38)

  • La toile de l'Annonciation est tissée de « fil » biblique. Le chemin choisi par Dieu pour se faire l'un des nôtres a été long : « Des signes par milliers, Dieu dans notre histoire... », chantons-nous. La révélation est une mine d'images pour tenter de rendre, en langage humain, le mystère inaccessible de Dieu. Le Très-Haut a défié tout ce que nous aurions pu imaginer dans la personne de Jésus, le Tout-Proche. Un enfant tout simplement! l'Amour prend visage en Marie.
  • Le coeur de la réalisation concrète de cette merveille est condensé en deux petites phrases du récit de l'évangéliste Luc : « Comment cela va-t-il se faire...? Voici la servante du Seigneur... » Une jeune femme, faisant partie des « anawim », les pauvres de Dieu, est en train de vivre dans sa maison, dans sa vie quotidienne, un événement unique, sans trop comprendre, sachant simplement que Dieu lui fait signe et l'invite à collaborer à son projet pour l'humanité. Déconcertée et surprise, elle accueille l'inattendu, car « rien n'est impossible à Dieu ». Elle deviendra la première demeure du Fils de Dieu chez nous.
  • On le voit bien, les plus beaux gestes de foi, d'espérance et d'amour se manifestent dans l'ordinaire de la vie, au fil du quotidien. En venant partager notre espace et notre temps, Jésus vient habiter de sa présence, la vie courante, l'heure présente. Dans cette perspective, chaque personne est invitée à un second regard, à une autre lecture de sa vie. Marie nous apprend qu'il « faut une foi extraordinaire pour apprendre à lire les signes de Dieu dans les événements ordinaires de chaque jour». (Cardinal Suenens)
Gabriel Chénard, ptre

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